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  Les Pays-Bas portent bien leur nom. Une grande partie du pays se trouve en dessous du niveau de la mer et des rivières. Ainsi toute la province de Noord-Holland, à l’exception des dunes, se trouve entre 1 et 4,5 m sous la mer.
Le pays est plat avec des paturages à perte de vue bordés de saules étêtés, entrecoupés de nombreux canaux, lacs, étangs, ruisseaux et cours d’eau.
L’eau couvre une sizième de la surface du pays.
On rencontre ces paysages typiques de polders surtout dans l'ouest des Pays-Bas.

   
A l’étranger la Hollande est très connu pour ses moulins à vent.

A une époque, les Pays-Bas en comptaient plus de 9000, dont 900 ont été conservés. Ces moulins ne servaient pas uniquement à pomper l'eau des polders, mais aussi à moudre le grain, à scier le bois, à traiter l'huile, le tabac, le cacao.

Le moulin de polder en bois est le plus caractéristique des moulins hollandais.
 
Lopik
 
Kinderdijk
 
Weert
 
Zaanse Schans
 
Ijlst
 
Kinderdijk
 
Wijk bij Duurstede
 

    'Dieu créa le monde, mais les Pays-Bas ont été créés par les Hollandais eux-mêmes.'

L'histoire des Hollandais a toujours été intimement à celle de la mer. Depuis des siècles ils se mobilisent pour se protéger contre l’eau et pour regagner des terres sur la mer.
 
Les premiers habitants vivaient sur des tertres et remblais pour rester au sec. Au 13ème siècle les premières digues ont été construites, permettant de protéger les populations au bord des rivières. C’est ainsi que vers 1270 Amsterdam est né sous le nom de ‘Amstelledamme’ (digue sur la rivière Amstel). Au 14ème siècle les premiers polders ont vu le jour dans le but de récupérer des terres. Des moulins à vent sont alors utilisés pour pomper l’eau et assécher ainsi des lacs et des marais. Le premier vrai succès date de 1612 : Leeghwater assèche à l’aide de 40 moulins à vent le lac Beemstermeer au Nord d’Amsterdam. Ce n’est que le premier d’une longue liste. En totalité, durant les siècles passés, 7000 km² de terre ont été regagnés sur la mer. Au 19èmè siècle on commence à utiliser la machine à vapeur pour pomper l’eau. Elle remplace à elle toute seule plusieurs moulins alignés et n’est pas tributaire du vent. Entre 1848 et 1852 on assèche grâce à des machines à vapeur situées dans 3 grandes stations de pompage un grand lac près de Haarlem. C’est dans ce polder du Haarlemmermeer que se trouve aujourd’hui Schiphol, l’aéroport des Pays-Bas, à 4.5 mètres sous le niveau de la mer.


En 1923 les travaux du Afsluitdijk ont démarrés. Cette digue de 30 km de long transforma l’ancien Zuiderzee en un immense lac d’eau douce rebaptisé Ijsselmeer. Dans cette mer intérieure ont été construits 4 polders avec une surface totale de 165000 hectares.

 
  Assécher un polder, comment ça marche?

Les polders sont des terres entourées de digues, qui ont été créées en asséchant artificiellement la mer, un lac ou des marais et dont le niveau est plus bas que l’eau à l’extérieur.
 
 
Par un système de canaux, de rigoles et des moulins à vent placés en série, l’eau est pompée. Lorsque l’eau a disparu, il reste une étendue de boue, dans laquelle on plante des roseaux qui vont terminer l'assèchement et la désalinisation. Cela peut prendre plusieurs années. Les terres obtenues ainsi sont excellentes pour la culture et le bétail, mais on y construit également villes et villages. Le niveau d’eau dans les rigoles est constamment surveillé et régulé.
 
Une représentation schématique d’une suite de moulins, qui permet de monter graduellement l’eau jusqu’au niveau de la mer.
  L’épuisement des centaines de polders et l’évacuation de l’eau superflue par un système complexe de milliers de rigoles et de canaux avec des différents niveaux d’eau demande un haut degré d’ingéniosité et de coopération, surtout à l'époque où cela été fait avec des moulins à vent.     Le fonctionnement d’un moulin de polder.

En fonction de la direction du vent, le meunier tournait la toiture du moulin avec les ailes. Par un système d’axes et de roues, le vérin était actionné. Grâce à ce vérin, chaque moulin était capable de monter l’eau d’une hauteur de 120 cm. La construction du cours d’eau et un clapet de sécurité empêchaient l’eau de se rejeter. Quand le vent était au rendez-vous, un moulin pouvait déplacer jusqu’à 60 m³ par minute.
  L’entretien continuel des digues, canaux, rigoles, écluses et pompes d’épuisements, qui, ensemble, gardent les Pays-Bas secs, demande un budget de plusieurs millions de florins chaque année.
 
 
 
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